Morocco:

23 Juin – 4 Juilet 2017

Abdeslam Badre

Led By: Abdeslam Badre

Depuis près d’une décennie, le Maroc s’est engagé dans la mise en œuvre d’une série de réformes fondamentales et structurelles dans l’enseignement général et supérieur, visant à développer un environnement académique approprié et durable. Le système éducatif du pays a parcouru un long chemin et, en 2006, l’UNESCO a accordé le prix littéraire du Maroc UNESCO 2006. En 2000, le taux d’analphabétisme était d’environ 51,1% et, pour freiner l’analphabétisme, de grands efforts ont été réalisés et des milliers de centres d’apprentissage ont été ouverts pour améliorer le système éducatif. Les élèves doivent faire 9 ans d’études de base au Maroc suivis de 3 ans d’études secondaires. Après l’éducation de base de 9 ans, les élèves entrent dans l’enseignement secondaire général où trois options sont offertes: les lettres/la lecture, les sciences ou les mathématiques. Dès la fin de ces études, les élèves reçoivent le certificat de baccalauréat (inspiré du système éducatif français) ou, en variante, ils peuvent également choisir un parcours technique qui conduit à l’obtention d’un certificat de baccalauréat en technique. Dans la grande majorité des écoles, la langue d’enseignement est l’arabe. Néanmoins, le français est utilisé comme langue intermédiaire d’enseignement dans les cours techniques ou au niveau du secondaire. La langue française est habituellement introduite en troisième année. Les élèves entre le groupe d’âge de 7 à 15 ans reçoivent une formation gratuite.

Il existe environ 17 universités (dont 2 privées) et 320 établissements d’enseignement supérieur dans le pays. Certaines organisations privées offrent également des études supérieures. Les universités sont des institutions publiques dotées d’une autonomie budgétaire. Les universités marocaines sont positionnées pour être les centres d’excellence de l’enseignement supérieur et académique au Maroc et, en général, elles offrent une gamme de disciplines qui vont des Lettres, Sciences au Commerce. Une caractéristique typique de l’éducation est la présence, parallèlement au système traditionnel d’enseignement supérieur, des établissements d’enseignement supérieur qui dispensent une formation spécialisée pour le personnel de haut niveau en Sciences, Technologie, Droit, Economie, Administration et Sciences Sociales et formation des enseignants sous le contrôle direct des départements ministériels. Il y a aussi huit écoles d’ingénieurs (Grandes Ecoles) qui sont publiques. Le Conseil Universitaire règlemente  des questions importantes liées à la vie universitaire. D’une manière générale, l’éducation universitaire peut être classée dans les Langues, les Lettres, les Sciences Expérimentales et les Mathématiques. Des formations professionnelles, soit des cours de 2 ans axés sur l’emploi, sont également offertes dans de nombreux collèges à travers le Maroc. L’enseignement technique comprend des sujets comme le Génie Mécanique, l’Electrotechnique, le Génie Civil, le Génie Chimique, l’Economie et l’Agriculture. Les étudiants qui suivent la voie technique de leur vie doivent étudier un syllabus commun pendant la première année, et se dirigent ensuite vers leur domaine de spécialisation choisi. Les collèges au Maroc sont également privés ou publics. La durée de l’éducation universitaire est généralement de trois ans offrant une spécialisation dans un sujet. Les étudiants peuvent soit, entrer au marché du travail ou poursuivre des études supérieures dans les diverses universités du Maroc après avoir terminé leurs études. L’enseignement supérieur est dispensé par des universités, des écoles d’ingénieurs- les Grandes Ecoles, des instituts, des écoles de formation des enseignants et des centres sous la supervision du Ministère de l’Enseignement Supérieur.

Sur le plan institutionnel, le système de recherche scientifique au Maroc comprend six instituts de recherche. 982 unités de recherche accréditées et 49 centres d’études supérieures. Le Maroc consacre 0,7% de son budget à la recherche scientifique, dont la majeure partie est utilisée au profit de la science «dure». La part des thèses de Science, Technologie et Ingénierie est de 27% des thèses post graduées. Plus de 75% des brevets au Maroc appartiennent à l’axe industriel Casablanca – Rabat – Kenitra. Pour aider à réaliser de meilleures économies d’échelle, le Maroc, et ce depuis 2014, a lancé un programme de réforme global pour améliorer l’accès et améliorer la performance du système d’éducation. Pour restructurer le secteur dans son ensemble et pour permettre aux universités de concurrencer avec d’autres grands centres de recherche à l’échelle internationale, le gouvernement a commencé à regrouper les universités au sein d’organes centraux afin de réunir/regrouper les ressources ainsi que l’expertise, et d’accroître leur visibilité au niveau national et régional. Un autre objectif majeur est de promouvoir la recherche scientifique dans les universités. A ce titre, on trouve le projet en cours qui consiste à établir le centre de recherche, de développement et d’innovation en sciences du Génie à Casablanca. Les travaux sur le projet ont débuté en octobre 2014 et devraient mobiliser 4,88 millions d’euros d’investissements. A côté de l’Ecole Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique, le centre comprendra plusieurs laboratoires, notamment en informatique, électricité et mécanique, et supervisera la formation des ingénieurs conformément aux ambitions du gouvernement de former un total de 25 000 ingénieurs par an d’ici 2025. Aujourd’hui, le nombre d’ingénieurs formés au Maroc reste relativement bas, avec seulement 8,6 ingénieurs pour 10 000 habitants, contre 64 en France.

Ambassadeur du NEF:
Abdeslam Badre est un spécialiste des Sciences Sociales, qui s’intéresse fortement à l’élaboration de politiques dans les domaines de la migration et de la transformation économique, des femmes et des médias, du développement de l’éducation des jeunes, en particulier dans le cadre de la coopération MENA-EU Southern Mediterranean. Il a été chercheur et enseignant visiteur dans diverses universités internationales, y compris Alfred University (New York: 2006-2007); L’Institut de Monterey pour les Etudes Internationales (Californie: 2010), l’Université d’Aalborg (Danemark: 2011), l’Institut de Diplomatie Culturelle (Berlin: 2012-2013), l’Université de Babes-Bolyai (Roumanie: 2013-2014), l’Université du Nord Caroline à Chapel Hill (2014). Actuellement, il est professeur à l’Université Mohammed V de Rabat, au Maroc. En 2013, il était parmi les membres fondateurs de l’Organisation de Développement de l’Education des Jeunes basée à Berlin. Badre est un ancien élève de Fulbright, Carnegie et Africa Science Leadership Program, et est actuellement membre actif de Global Young Academy et de American Political Science Association, entre autres. Il a fait des présentations dans plus de 300 conférences internationales, et il dirige actuellement le projet Afrique GloSYS.

Événements

  1. Compétition scientifique pour élevés

            23 juin 2017

Lieu: ISHRAQ Ass Annex: Diour Jamaa, Rabat-Ville

Le concours scientifique vise à promouvoir la passion pour l’éducation scientifique chez les étudiants des écoles secondaires marocaines. Un total de 30 étudiants (12 à 18 ans) représentant 10 écoles de différentes régions participent au jeu un après-midi pendant la Semaine Africaine de la Science. L’importance de cette activité est qu’elle ne fournit pas seulement une plate-forme permettant à ces étudiants de concourir et de démontrer leur passion pour la science, mais elle promeut également l’importance et la valeur de la science chez les jeunes.

  1. Jeu « Questions Surprises : Science »

29 juin 2017

Lieu: Dans les rues de Rabat, Salé, Temara

Cette activité vise à atteindre l’opinion publique marocaine; surtout ceux qui pensent qu’ils n’ont rien à voir avec la science. L’objectif est d’amener la science dans la rue et de la diffuser par des questions banales amusantes. Le jeu vise à sensibiliser les gens afin qu’ils sachent davantage ce qu’ils pensent de la science; Et que la science ne se limite pas aux laboratoires, mais elle fait partie de leur vie quotidienne. Trois étudiants bénévoles doivent mettre en œuvre l’activité dans les villes de Salé, Temara et Rabat. Une liste de questions amusantes simples basées sur l’idée de «Saviez-vous que …» est en cours de préparation. Les bénévoles doivent aller principalement dans les espaces publics et intercepter les gens et leur poser trois questions concernant les sciences et les scientifiques liés au contexte marocain. Si l’interviewé obtient les 3 réponses correctes, il obtiendra un petit prix symbolique. L’objectif est d’intercepter jusqu’à 100 personnes dans chaque ville (300 au total) et de donner 60 prix (20 dans chaque ville).

  1. Journées d’étude sur le « Susciter la vocation pour la recherche »

3-4 juillet 2017

Lieu: Collège des sciences humaines, Université Mohammed V de Rabat

Il s’agit d’une mini-conférence qui regroupe des scientifiques juniors et seniors marocains dans le but de discuter de diverses questions liées au pouvoir de la science non seulement en tant que domaine académique, mais aussi en tant que puissance logique efficace qui pourrait répondre à divers défis de la société. La première session de l’activité regroupe quatre panels avec un maximum de 20 orateurs pour aborder le thème mis en lumière. La journée d’étude aura lieu à Rabat. La deuxième session abrite un atelier de pratique sur le tas. Cet atelier est animé sur la base d’un Modèle de Formation Conçue sur la Pensée (MFCP) ou Designed Thinking Training Model (DTTM). Cette formation est supposée devoir bénéficier jusqu’à 40 participants (qui sont des enseignants des sciences au niveau du secondaire dans les écoles publiques marocaines) sur la façon d’intégrer des outils pédagogiques innovants sur les cours d’enseignement des sciences utilisant les médias numériques modernes.

Orateurs:
Prof. Dr. Yamina EL KIRAT, Vice-Recteur chargée de la Recherche et la Coopération
Prof. Dr. Hassan BELHIAH
Prof. Dr. Adil Azhar
Prof. Dr. N. Amrous
Prof. Dr. Iqbal Zeddari;
Prof. Jamal Bahmad
Prof. Dr. Abdeslam Badre (Moderateur & Facilitateur de l’Atelier)

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