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Politiques

Au cours des dernières décennies, une vague mondiale de libéralisation du marché a développé une économie mondiale interconnectée qui a fait atteindre des niveaux d’activité et de croissance sans précédent, avec des changements structurels qui ont conduit de nombreux gouvernements à considérer les compétences en matière de science, de technologie, d’ingénierie et de mathématiques (STIM) comme partie intégrante de la croissance économique, du développement et de la sécurité. Les gouvernements ont entrepris de bâtir des économies plus fortement axées sur les connaissances dans lesquelles la recherche dans le domaine des STIM, l’exploitation commerciale et le travail intellectuel jouent un rôle croissant.

L’Afrique a besoin de politiques novatrices qui favorisent la collaboration entre les systèmes régissant, les structures institutionnelles et les mécanismes de financement pour accélérer l’émergence scientifique de l’Afrique.

Sans compétences avancées en science et en technologie, aucun pays ou région du monde n’est en mesure d’accéder à la pleine puissance (et encore moins de participer à la création) de la recherche scientifique et des outils technologiques pour résoudre les nombreux défis internes et transfrontaliers en matière de santé, d’énergie, de développement et de qualité de vie auxquels est confrontée notre société mondialisée. En outre, sans compétences avancées en science et en technologie, les citoyens des pays technologiquement sous-développés ne sont pas en mesure de développer une classe moyenne économiquement productive et indépendante. Ainsi, la tendance mondiale actuelle est de s’éloigner des priorités relatives au développement pour investir davantage et mettre l’accent sur les systèmes d’enseignement supérieur, les infrastructures des STIM, les capacités locales et du secteur privé en matière de recherche et de développement.

En effet, au cours des dix dernières années, les dirigeants africains ont défini la capacité scientifique comme une priorité de développement du continent, mais aussi comme une condition préalable au développement de la main-d’œuvre technique et scientifique nécessaire pour d’autres priorités importantes comme la transformation économique, le commerce, la gouvernance, et la sécurité, y compris la sécurité sanitaire et alimentaire. Grâce à l’Union africaine, au Conseil Ministériel Africain sur la Science et la Technologie (CMAST), au Nouveau partenariat économique pour le développement de l’Afrique (NEPAD), au PASET, aux Communautés économiques régionales et à d’autres partenariats, ainsi que grâce à la plupart des programmes nationaux de développement, aujourd’hui l’Afrique exige et reconnait largement l’importance des compétences scientifiques et de la productivité, comme des conditions essentielles et préalables pour pouvoir intégrer l’économie mondiale, et rester fermement sur la voie de la réalisation de sa vision d’un avenir plus prospère.

Cette reconnaissance croissante se reflète dans les efforts permanents du continent visant à corriger les déséquilibres persistants des systèmes d’enseignement supérieur à travers l’établissement d’universités et de centres d’excellence spécialisés qui viendront s’ajouter aux institutions d’enseignement supérieur existants.

Parmi ces institutions spécialisées, on peut citer :

  • La Next Einstein Initiative de l’African Institute of Mathematical Sciences (AIMS-NEI)
  • Le réseau d’un kilomètre carré (SKA) en Afrique du Sud
  • Les Universités panafricaines de l’Union africaine
  • Les Centres d’excellence de la Banque mondiale
  • L’Institut Nelson Mandela pour la Science et la Technologie
  • Le réseau RISE du Groupe pour l’Initiative scientifique ;
  • Les Pôles d’excellence technologique universitaires (PETU) de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale
  • Le réseau africain d’Instituts de science et de technologie de l’UNESCO ;

Étant donné l’ampleur continentale et la portée du changement, ainsi que les nombreux acteurs continentaux et internationaux impliqués, il est nécessaire d’élaborer des politiques novatrices qui favorisent la collaboration entre les systèmes de gouvernance, les structures institutionnelles et des mécanismes de financement pour accélérer l’émergence scientifique de l’Afrique – de la promesse à la réalité. La NEF cherchera à promouvoir des dialogues et des mécanismes politiques visant à atteindre ces objectifs.

 

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